Mon parcours
De pratiquant perdu à coach de musculation sans dopage
Si vous êtes arrivé sur cette page, c’est probablement que vous cherchez un coach de musculation. Ou que vous en avez assez de perdre du temps.
Moi aussi, j’ai longtemps tourné en rond. Sauf que mon histoire ne commence pas dans une salle de musculation. Elle commence au bord des bassins.
Un gamin qui nageait. Et qui luttait.
De mes 5 ans à mes 19 ans, j’ai fait de la natation sportive. Pas le loisir du mercredi. La vraie. Celle où l’on enchaîne les longueurs, les chronos, les compétitions.
En parallèle, de 5 à 12 ans, j’ai fait de la lutte gréco-romaine. Jusqu’à devenir vice-champion de Normandie.
Deux sports durs. Deux sports qui ne mentent pas. Vous progressez, ou vous restez sur place. Le chronomètre, lui, ne ment jamais.
En natation, j’ai progressé jusqu’au niveau National 2. Mes meilleurs chronos :
- 50 nage libre en 24″26
- 100 nage libre en 52″70
- 200 nage libre en 1′56″90
J’ai nagé au Club Municipal de Natation de Dieppe jusqu’à 17 ans. Puis de 17 à 19 ans, direction le CRJS, le centre régional jeunesse et sport, avec le club des Vikings de Rouen. Un vrai pôle. Un vrai cadre. Des gens qui veulent aller loin.
Sur l’ensemble de ma vie de nageur, je me suis plusieurs fois qualifié aux Championnats de France, en catégories d’âge et en National 2.
Ce que la natation m’a laissé, ce n’est pas seulement des chronos. C’est une façon d’être.
La discipline.
La rigueur.
L’abnégation.
Ces valeurs ne sont jamais parties. Elles sont encore là, aujourd’hui, dans la manière dont je coach.
L’envie de transmettre
Après ça, j’ai voulu naturellement me professionnaliser dans ce que j’aimais. Transmettre. Former. Faire progresser d’autres athlètes.
J’ai intégré une licence STAPS entraînement sportif à Mont-Saint-Aignan, spécialité natation.
Et là, j’ai eu un déclic.
J’ai découvert ce qui se cachait derrière la performance. Comment on planifie une saison. Comment on construit une progression. Comment on programme un athlète pour qu’il arrive prêt le jour J.
Pour la première fois, je ne faisais plus “juste” de l’entraînement. Je comprenais comment on construit une performance.
C’était le premier déclic sérieux de ma carrière. Le moment où le sport a cessé d’être uniquement de l’instinct pour devenir aussi une science.
Pendant près de quatre ans d’études, j’ai digéré les bases : arthrologie, ostéologie, myologie, anthropologie, périodisation… Le corps vu de l’intérieur. La performance vue comme un système.
Puis est arrivé l’échec
Pendant mes études, j’ai arrêté de nager.
Je ne me suis pas qualifié aux Championnats de France. Je me suis blessé à l’épaule. J’étais démotivé.
Pour quelqu’un qui avait construit une partie de son identité avec le sport, c’était un vrai échec. Pas une “pause”. Un mur.
Mais durant cette période, mon rapport à la musculation a changé. Ce qui n’était au départ qu’un outil au service de la natation a commencé à me passionner. Les barres. Les haltères. Une progression que je pouvais construire autrement. Petit à petit, j’y consacrais plus de temps, et surtout plus d’envie.
Et à 19 ans, j’ai poussé la porte d’une salle commerciale : l’Orange Bleue à Barentin.
Je ne savais pas encore que cette décision allait changer ma vie.
La salle. Les bouquins. L’obsession.
Dès que j’ai commencé la musculation, j’ai fait ce que je savais faire de mieux : chercher.
Je suis tombé sur les écrits de Frédéric Delavier et Michael Gundill. J’ai ouvert l’armoire de Narnia : j’ai découvert un nouveau monde. J’ai découvert des méthodes d’entraînement que je n’avais jamais vues.
J’ai acheté des magazines d’époque. Tous les livres de Delavier et Gundill. Les articles de Rudy Coia. De Loïc Street. De la team SuperPhysique. Le site SuperPhysique. Le forum. D’autres forums encore.
Je confrontais les idées. Je les mettais en relation. Puis je testais. Sur moi. Sur des copains. Encore. Et encore.
Et plus j’avançais, plus une vérité devenait impossible à ignorer.
Quand on n’est pas particulièrement doué, progresser est dur. Vraiment dur.
Et surtout : on se rend compte que beaucoup de physiques qu’on admire, beaucoup de méthodes qu’on copie, viennent de gens dopés, très génétiquement favorisés, ou les deux. Des gens pour qui progresser n’est pas un casse-tête.
Alors évidemment, quand vous copiez ça sans dopage, même avec la meilleure volonté du monde… vous stagnez. vous vous blessez. vous vous démotivez.
Moi aussi, j’ai perdu du temps.
La révélation : l’analyse morpho-anatomique et les cycles de progression
C’est là que j’ai compris ce qui manquait.
Pas “plus de motivation”.
Pas “plus de volume”.
Pas le programme à la mode.
Pas l’exercice magique.
Ce qui manquait, c’était deux choses.
La morpho-anatomie. Parce que deux personnes ne peuvent pas faire les mêmes exercices de la même façon et attendre le même résultat. Selon votre morphologie, le même mouvement ne cible pas les mêmes muscles.
Les cycles de progression. Parce que sans plan pour augmenter intelligemment les charges, les reps, la récupération, la fréquence… vous stagnez.
J’ai vu des gens bloqués sur des questions toutes simples, et pourtant décisives :
- Quel exercice pour ma morpho-anatomie ?
- Quel poids mettre sur la barre ?
- Combien de répétitions ?
- Combien de récupération ?
- Quelle fréquence ?
- Quel programme ?
STAPS m’avait déjà appris la périodisation. Mes recherches m’ont permis d’aller beaucoup plus loin sur la progression en musculation naturelle.
J’ai appliqué. J’ai testé. J’ai ajusté.
Et j’ai compris qu’on était extrêmement loin des méthodes des champions ou des “réseaux sociaux”. Ce qui marche pour un pratiquant sans dopage qui veut vraiment progresser, ce n’est pas l’exercice ou le programme miracle. C’est la stratégie de progression.
Deux piliers.
Morpho-anatomie.
Cycles de progression.
Le terrain, encore
Après mes études, je suis parti à Plœmeur, dans le Morbihan, dans un petit club avec un vrai projet sportif. J’y ai même qualifié des nageurs aux Championnats de France.
Puis je suis revenu à Dieppe, dans mon club de cœur, le Club Municipal de Natation de Dieppe, pour une année.
Et progressivement, j’ai senti quelque chose.
J’avais fait le tour de la question en natation. Trop de facteurs hors de mon contrôle sur la performance. Trop d’aspect loisir. Moins de “pourquoi” fort chez certains athlètes.
Ce n’était pas un jugement. C’était un constat pour moi.
Mes ambitions n’étaient plus alignées avec ce cadre. Ce qui me passionnait vraiment, désormais, c’était la musculation. Parce que c’était devenu mon obsession : comprendre pourquoi certains progressent… et pourquoi d’autres non.
Aujourd’hui
En 2026, j’ai validé un CQP Instructeur Fitness avec ABD Formation. Une étape de plus pour structurer officiellement ce que je construisais depuis des années.
Aujourd’hui, mon travail est simple à formuler, même s’il a mis longtemps à se clarifier :
Vous faire gagner du temps.
Vous sortir de la surinformation.
Vous donner une stratégie adaptée à votre morphologie, avec une progression réelle, semaine après semaine.
Pas une méthode miracle. Une méthode claire. Exigeante. Naturelle.
Celle que j’aurais voulu avoir quand j’ai poussé la porte de l’Orange Bleue à 19 ans.
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